On est ensemble

"Beaucoup se demandent: Qui nous fera voir le bonheur?
Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage" (Ps 4,7)

Je suis heureux de vous souhaiter la bienvenue sur ma page. C'est juste un creuset de partage amateur. Merci de suivre les indications en haut pour accéder à ce que vous pourrez et merci pour votre indulgence par rapport aux ratés.

Et ça commence déjà en bas.

Soyez bénis!

 Léon EDAYE, prêtre

                                            

Pacem sectamini cum omnibus 

 

Des vœux en charte

  Je me demandais que vous partager pour mes vœux en ce début d'année quand fortuitement je suis tombé sur la charte de Kurukan Fuga. XIIIè siècle, 1236 plus précisément, dans l'empire Mandingue, en cette grande Afrique de mon amour. Signe que l'humain, animal politique, aspire à des rapports disciplinés et viables. De tous temps et en tous lieux. 
A l'heure où de tous côtés, la sphère politique est en perte de crédibilité et d'amour, je nous souhaite une année de culture de la marche commune.
Que l'idéal de Bonheur, de Prospérité et de Paix qui brille au fond de chacun de nos cœurs, soit pour nous une étoile qui guide nos relations intra et interpersonnelles. Comme les mages vers la crèche

Belle année à tous, famille, amis, connaissances et rencontres 

 

 

Les représentants du Mandé traditionnel et leurs alliés, réunis en 1236 à Kurukan Fuga actuel cercle de Kangaba (République du Mali) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.

I. DE L’ORGANISATION SOCIALE

Article 1er : La société du grand mandé est divisée ainsi qu’il suit :

  • Seize (16) « Ton ta djon » ou porteurs de carquois ;
  • Quatre (4) «Mansa si » ou tribus princières ;
  • Cinq (5) « Mori Kanda » ou classes de marabouts ;
  • Quatre (4) « Nyamakala » ou classes de métiers ;

Chacun de ces groupes a un rôle et une activité spécifiques.

Article 2 : les « Nyamakala » se doivent de dire la vérité aux Chefs, d’être leurs conseillers et de défendre par le verbe, les règles établies et l’ordre sur l’ensemble de l’Empire.

Article 3 : les « Mori Kanda » sont nos maîtres et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et considération.

Article 4 : la société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Sont de la même classe d’âge les personnes (hommes ou femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives. Les « Kangbé » (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent participer à la prise des grandes décisions concernant la société.

Article 5 : chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique. En conséquence, tout acte attentatoire à la vie d’autrui est puni de mort

Article 6 : pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué la « Könögbèn Wölö » (un monde de surveillance pour lutter contre la paresse et l’oisiveté).

Article 7 : il est institué entre les « Mandenkas» le «Sanankunya » (cousinage à plaisanterie) et le « Tanamanyöya » (forme de totémisme). En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle. Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands-parents et petits- enfants, la tolérance et le chahut doivent être le principe.

Article 8 : la famille KEITA est désignée famille régnante sur l’Empire.

Article 9 : l’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La puissance paternelle appartient par conséquent à tous.

Article 10 : adressons-nous mutuellement les condoléances.

Article 11 : quand votre femme ou enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le voisin.

Article 12 : la succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu’un seul de ses pères vit. Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des biens.

Article 13 : n’offensez jamais les « Nyaras » (paroliers attitrés).

Article 14 : n’offensez jamais les femmes nos mères.

Article 15: ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari.

Article 16 : en plus de leurs occupations quotidiennes, les femmes doivent être associées à tous nos Gouvernements.

Article 17 : les mensonges qui ont vécu et résisté 40 ans doivent être considérés comme des vérités.

Article 18 : respectons le droit d’aînesse.

Article 19 : tout homme a deux beaux-parents : les parents de la fille que l’on n’a pas eue en mariage et la parole qu’on a prononcée sans contrainte. On leur doit respect et considération.

Article 20 : ne maltraitez pas les esclaves, accordez-leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l’esclave mais pas du sac qu’il porte.

Article 21 : ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses : du chef, du voisin, du marabout, du féticheur, de l’ami et de l’associé.

Article 22 : la vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur.

Article 23 : ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.

Article 24 : ne faites jamais du tort aux étrangers.

Article 25 : le chargé de mission ne risque rien au Mandén.

Article 26 : le taureau confié ne doit pas diriger le parc.

Article 27 : la jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quel que soit le nombre des candidats. Le jeune garçon peut se marier à partir de 20 ans.

Article 28 : la dot est fixée à 3 bovins : un pour la fille, deux pour ses père et mère.

Article 29 : le divorce est toléré pour l’une des causes ci-après :

  • l’impuissance du mari ;
  • la folie de l’un des conjoints ;
  • l’incapacité du mari à assumer les obligations nées du mariage.

Le divorce doit être prononcé hors du village.

Article 30 : venons en aide à ceux qui en ont besoin.

Article 31 : respectons la parenté, le mariage et le voisinage.

Article 32 : tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.

Article 33 : dans les grandes assemblées, contentez-vous de vos légitimes représentants et tolérez-vous les uns les autres.

II. DES BIENS

Article 34 : il y a cinq façons d’acquérir la propriété : l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque.

Article 35 : tout objet trouvé sans propriété connu ne devient propriété commune qu’au bout de quatre ans.

Article 36 : la quatrième mise bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien.

Article 37 : un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.

Article 38 : un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.

Article 39 : assouvir sa faim n’est pas du vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche.

III. DE LA PRÉSERVATION DE LA NATURE

Article 40 : la brousse est notre bien le plus précieux, chacun se doit de la protéger et de la préserver pour le bonheur de tous.

Article 41 : avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.

Article 42 : les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard, et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.

IV. DISPOSITIONS FINALES

ARTICLE 43 : Balla Fassèkè KOUYATE est désigné grand chef des cérémonies et médiateur principal du mandéen. Il est autorisé à plaisanter avec toutes les tribus, en priorité avec la famille royale.

Article 44 : tous ceux qui enfreindront ces règles seront punis. Chacun est chargé de veiller à leur application sur l’ensemble du territoire impérial.

Transcrit par : Monsieur Siriman KOUYATE
Conseiller à la Cour d’Appel de Kankan

 https://jfakiblog.com/2014/08/22/afrique-monde-la-charte-de-kurukan-fuga-de-1236-memoire-et-avenir-de-letat-de-droit-africaine/

Terre natale

Chers miens,

je vous invite à découvrir mon Toviklin natal à travers cette vidéo réalisée par un frère et ami : Egy SOSSOU.

 https://www.youtube.com/watch?v=kUGJtuwgsDE

Patience! je reviens

Bonjour les miens

Depuis l'été 2015, je n'avais plus accès ici suite à un problème technique

Alors que je ne croyais plus pouvoir récupérer l'accès, cela s'est débloqué presque tout seul ce matin (11.8.17).

C'est clair que Ste Claire a dû me donner un coup de main.

Je vous reviens donc bientôt

 

La valeur d'une vie  NOIRE! 

 

Je suis mal réveillé ce matin. Ma peau me semble plus sombre, péjorativement noire. Plus de 1000 vies Africaines ont péri ces derniers jours sur la route de l’Eldorado européen.

Cela donne autant de familles en deuil. Si elles le savent. Si elles le savaient !!!!

Face au drame, les 28 dirigeants des États européens se rassemblent en urgence ce jour pour un sommet spécial sur la question. Ils sont envahis par ces enfants d’autrui ! Ce devoir d’hospitalité devient finalement une menace !

Les autorités de l’île de Malte enterrent les 24 corps retrouvés. En quête d’une vie meilleure, ils finissent sans vie. Dans l’espoir de se faire un nom, ils ont fini sans nom, sans identité.

Cherchant les réactions sur le continent, je suis malheureusement tombé sur autre chose : les violences xénophobes en Afrique du Sud. Les Africains qui renvoient des Africains parce qu’ils ne sont pas du coin. Cela m’a fait penser au ping-pong entre Kinshasa et Brazza il y a quelques mois.

Finalement, je suis allé sur le site de l’Union Africaine. Voici : « Avr.21.2015 AUC Chairperson sends condolences over the deaths of over 1000 migrants in the Mediterranean ». Les condoléances de la présidente Dlamini Zuma. Point final. Plus rien !

Au moment où les autres se réunissent pour parler de nos frères et sœurs, que font et disent les dirigeants africains ? Condoléances.

Et où est le Président en exercice de l’UA Robert MUGABE ? Sûrement en train de préparer sa réélection ou de se faire installer des appareils dans sa tombe afin de continuer à diriger le Zimbabwe même depuis sa tombe…  

Pourquoi l’Afrique laisse-t-elle sa jeunesse périr en mer ?

Quelle est la valeur de nos vies pour nos dirigeants ?

Un jeune qui arrive à trouver 2500euros ou 5000dollars (témoignages de migrants sur France24) pour payer des passeurs ne peut-il pas réussir et se faire un nom en Afrique si les conditions d'affaire sont saines ?

J’ai honte, je suis triste, un peu révolté aussi, et surtout désarmé. Que puis-je faire ?

Le mot "condoléances" me dégoûte depuis que je l’ai lu sur le site de l’UA.

A toi qui as péri, frère/sœur,
je voudrais te dire que tu fais partie de moi,
tu es de cette grande Afrique en chemin !

As-tu pris la bonne route ?

Vis en Dieu !
Germe et pousse en Dieu, semence d’espoir, graine de vie, grand arbre de mon espérance !

Afrique de ma peau, Afrique de mon sang ;
Le jour viendra, où au lieu d’être une ombre pour tes filles et tes fils
tu auras de l’ombre pour eux, pour les abriter, les protéger,

Afrique de ma vie, Afrique de mon espoir !

 

 

 

 

Une blague divine! 

Il y avait dans un village deux hommes qui  s'appelaient Georges. L'un était prêtre et l'autre chauffeur de taxi. Le destin voulut que tous deux meurent le même jour. 

Ils arrivent au Ciel et se présentent devant le Seigneur. 

Georges, le chauffeur de taxi, passe en premier. Dieu consulte ses registres et lui dit : " Très bien, mon fils, tu as gagné le Paradis. Tu as droit à une tunique en fils d'or et un bâton en platine. Tu peux y aller. "

Quand passe l'autre Georges, Dieu lui dit :  " Bien, tu as mérité le Paradis. Tu as droit à une tunique de lin et un bâton en chêne. "

Le prêtre est surpris : " Pardon Seigneur, mais il doit y avoir une erreur. Je suis bien Georges, le prêtre ! "

" Oui mon fils, tu as mérité le Paradis avec cette tunique de lin. "

" Non ! Ce n'est pas possible ! Je connais l'autre Georges, il vivait dans mon village. C'était une catastrophe comme chauffeur de taxi ! Il avait des accrochages tous les jours, il roulait comme un dingue et conduisait très mal.  Et moi  j'ai passé 50 ans de ma vie à prêcher tous les dimanches à la paroisse. Comment est-il possible qu'on lui donne la tunique en fil d'or et à moi celle-ci ? " 

Et Dieu lui répond :  " Non, mon fils, il n'y a aucune erreur.  Nous faisons maintenant des évaluations et des bilans. "

" Comment ?...  Je ne comprends pas. "

" Oui, nous travaillons aux résultats et avec des objectifs. Durant ces derniers 25 ans, chaque fois que tu prêchais, les paroissiens s'endormaient... Mais lui, chaque fois qu'il conduisait, tout le monde priait !!! "

(Merci à mon ami Jean-Pierre A.)

 

 

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Joyeux carême!

Extrait commenté du message du Pape François pour le carême

"Un des défis les plus urgents sur lesquels je veux m'arrêter dans ce message, est celui de la mondialisation de l'indifférence. L'indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle pour nous..."

 Pensez-vous que le Pape est "alarmiste" ou est-ce quelque chose que vous remarquez en vous et autour de vous, cette tentation et cette généralisation de l'indifférence ?

 L'autre jour, dans un groupe de partage de jeunes (collégiens, lycéens et étudiants)une jeune faisait part de son malaise face à ceci qu'aujourd'hui "quand par exemple quelqu'un se noie, on trouvera beaucoup plus de gens pour filmer sa noyade afin de la partager sur les réseaux sociaux que de gens qui vont essayer de lui porter secours ou appeler les secours" (la formulation est de moi)

Cela me donne juste à réfléchir.

En théorie, je pense au dicton "Charity begins at home" et je me dis que pour vaincre l'indifférence vis-à-vis des autres, il me faut peut-être vaincre cette indifférence qui peut m'atteindre par rapport à mon être profond, ce manque d'attention à mes besoins profonds qui fait que quelquefois, je vis en surface de mon être. Que Dieu m'aide à me réconcilier avec mon moi profond. Que les privations que je vais vivre m'aident à faire le vide de tout ce qui m'encombre et m'empêche d'écouter mon vrai cœur,  ce cœur dans lequel Dieu a gravé sa loi d'amour.

Et prions les uns pour les autres

Joyeux et fructueux carême à tous

 

 

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Avec le Sauveur, prêts pour la Révolution de l'Amour

Je suis né sous la révolution, celle marxiste-léniniste de mon pays le Bénin en quête d'un système adéquat pour son mieux-être. 

Et en célébrant Noël cette année, j'ai pensé à un des nombreux chants révolutionnaires que j'ai appris et chanté quand j'étais jeune écolier: "La main dans la main, nous marchions gaiement, prêts pour la Révolution..." (chant intégral ici La main dans la main

 Dans le mystère de Noël, Dieu nous donne la main pour que notre marche puisse retrouver gaieté et entrain sur le chemin de la Révolution de l'Amour.

Puisque Lui nous donne la main, en avant, au travail, pour une année qui nous fasse grandir dans l'Espérance et dans l'Amour.

Merci pour ce que chacun de vous est dans ma vie, parents, amis, paroissiens, connaissances de tous horizons. Je vous aime. 

Heureuse année 2015 à vous